Le Salon

Présentation & Historique

Présentation & Historique

1830 : la Société des peintres animaliers

En 1830, Charles Jacque, célèbre peintre de l’école de la nature de 1830, (Corot, Debussy, Rousseau, Millet…) appelée plus tard école de Barbizon, et qui s’était consacré aux moutons, aux volailles et aux cochons, (on appelait Charle Jaque « le Raphaël des moutons »), créé la Société des peintres animaliers qui organisa de nombreuses manifestations, comptant parmi ses rangs : Rosa Bonheur et ses frères, Emile Van Marcke De Lummen, Jean-Ferdinand Chaigneau, Eugène Lambert (« le peintre des chats »), Hippolyte Lalaisse, Jacques Raymond Brascassat et Constant Troyon (« peintres des vaches »), Jules Jacques Veyrassat, etc.
C’est vers 1860-1870 que les peintres de l’école de Barbizon ont commencé à être reconnus et plusieurs peintres animaliers de cette école sont devenus célèbres à la même époque.

Sous le Second Empire, une « certaine école » d’artistes animaliers apparaît : les peintres de chasse

Selon Claude d’Anthenaise (Conservateur en Chef du Musée de la Chasse et de la Nature), une « certaine « école » d’artistes animaliers » est apparue sous le Second Empire : l’école des peintres de chasse et de chiens, tels Charles-Olivier de Penne, Jules-Bertrand Gélibert, Charles de Condamy, Paul Tavernier ou Louis-Godefroy Jadin et bien d’autres artistes aujourd’hui célèbres. Cette école va prospérer jusqu’à la guerre de 1914 et perdure de nos jours « en une remarquable continuité qui se défie des modes et des grands courants de l’histoire de l’art » (Catalogue de l’exposition « La chasse et les chiens dans l’art au XIXème siècle – Charles-Olivier de Penne », organisée par Madame Isabelle Reille en 2001 au Musée International de la Chasse – Château de Gien).

Les Salons d’art animalier à la fin du XIXème siècle.

A la fin du XIXème siècle ont été créés : le Salon des peintres animaliers, mais également le Salon des peintres équestres, et le Salon des Peintres et Sculpteurs de Chasse et de Vénerie. Ce dernier fût lancé à l’initiative de la Société Centrale Canine, présidée par le prince de Wagram. Il se tiendra de 1890 à 1912 dans l’Orangerie du Jardin des Tuileries, présidé par Jules-Bertrand Gélibert.

 

Les journaux de l’époque écrivent : « Là leurs œuvres trouvent un public spécial pour les apprécier et les visiteurs qu’intéressent particulièrement les sujets qu’elles représentent n’ont pas à les chercher laborieusement dans le chaos de peinture historique, de portraits, de tableaux de genre, de bustes et de groupes divers qui encombrent les galeries et le jardin du Palais de l’Industrie ou du Champ de Mars » (La chasse illustrée, n°25, juin 1891, p.196).
Ce salon a accueilli Georges Busson (1859-1933), Marie Calvès (1883-1957), le comte Charles-Fernand de Condamy (1847-1910), le baron Jules Finot (1826-1906), Jules Bertrand (1834-1916) et Gaston (1850-1931) Gélibert, Gaston d’Illiers (1876-1932), Louis Godefroy Jadin (1805-1882), Georges Laroque (1839-1932), Fernand Maissen (né en 1873), P. Mahler, Paul Marcueyz (1877-1952), Edouard Mérite (1867-1941), Louis de Monard (1873-1939), Joseph Oberthur (1872-1956), Roger Reboussin (1881-1965), Christian (1877-1953) et Pierre (1874-1935) de La Verteville, Arthur-Marie, comte du Passage (1838-1909), Charles-Olivier de Penne (1831-1897), Xavier de Poret (1897-1975), Georges-Frédéric Rötig (1873-1961), Paul Tavernier (1852-1943), et bien d’autres grands Artistes de chasse et de vénerie, et animaliers au sens large…

Les mouvements d’Artistes animaliers, les salons et les expositions d’art animalier, au XXème et XXIème siècles.

1912 : création de la Société des Animaliers, dont le président est Georges Gardet. Ses membres exposeront dans plusieurs galeries parisiennes : la galerie Petit accueillera les Artistes en 1912 et 1913, puis après la guerre pendant 8 ans de 1920 à 1928, ils exposeront ensuite à la galerie Charpentier en face de l’Elysée en 1929 et 1930, puis chez Edgar Brandt , boulevard Malesherbes à Paris en 1931, et chez le décorateur Ruhlmann en 1932 et 1933…

1931 : le sculpteur Pompon fonde le « groupe des douze » au Jardin des Plantes. Les « Douze » sont : Pompon, Jouve, Guyot, Poupelet, Choppard, Margat, Hilbert, Profillet, Saint Marceaux,Jouclard, Artus et Lemar. D’autres peintres et sculpteurs les rejoindront par la suite au titre d’invités ou de membres remplaçant Bigot, Bussy, Haseltine, Derain, Dufresne Dufy, Dunoyer de Segonzac, Petersen, Roche, Trémont. « Cette aventure leur permit l’entraide, l’amitié et la confraternité et participa grandement à la renommée, à travers les salons, expositions et autres événements, de leurs œuvres » (Source : Les sculpteurs et l’animal dans l’art du XXè siècle, Ed. Monnaie de Paris, 1999).
L’ex-Galerie Brandt, reprise par Edouard-Marcel Sandoz et rebaptisée Galerie Malesherbes, accueille à son tour les artistes animaliers. Pompon meurt en 1933. Le groupe des douze disparaît avec la guerre, mais ne fût jamais dissout.

1939-45 : la guerre interrompt les expositions des animaliers. Cependant et grâce à Edouard-Marcel Sandoz, ils peuvent exposer à la Galerie Allard en 1943 et 1944.

L’après-guerre : c’est ensuite la Galerie Art Vivant, boulevard Raspail, qui accueille les artistes animaliers, en 1946, puis le Cercle Volney, acquis par Edouard-Marcel Sandoz, qui leur offre ses salons de 1948 à 1957. Les artistes animaliers vont également voyager et exposeront à Bruxelles, Liège, Anvers, Vichy, Lausanne…

1976 : le Salon National des Artistes Animaliers (SNAA) est créé à l’initiative de Roger B. Baron et de son ami Etienne Audfray qui était alors maire de Bry/Marne. La 1ère édition compte 17 participants, dix ans plus tard le SNAA accueille 60 Artistes et depuis quelques années une centaine d’artistes exposent au SNAA chaque année. Mais le Salon de Bry/Marne censure les oeuvres d’art animalier qui touchent à la chasse, ce qui exclut de nombreux Artistes animaliers de grand talent. Le règlement intérieur du salon précise en effet que « Les scènes qui évoquent la violence humaine envers les animaux (chasse, tauromachie, course de lévriers, combat de coqs, etc…) ne seront pas retenues ». De plus l’accrochage est limité à 3 œuvres par artiste, ce qui ne permet pas aux Artistes de réaliser beaucoup de ventes.

2011 : Jean-Christophe Barbou des Places, amateur et collectionneur passionné d’art animalier et cynégétique, décide de créer un nouveau Salon pour que le public puisse rencontrer les meilleurs Artistes peintres et sculpteurs animaliers, et notamment ceux qui ont choisi de traiter le thème de la chasse et de la vénerie. Et son ambition est d’attirer un public ciblé avec un pouvoir d’achat conséquent et un réel appétit pour acheter des oeuvres aux Artistes. Le Salon des Artistes Animaliers, de Chasse et de la Nature est lancé avec l’appui d’Arthemis, un groupe d’Artistes de chasse animé par Catherine Noël et Catherine Farvacques.
Pour paraphraser ce qu’écrivait Olivier Fanica (historien d’art et spécialiste de la gravure d’art du XIXe siècle) à propos de Charles-Olivier de Penne, on peut affirmer que les œuvres de ces artistes animaliers spécialistes de la chasse ne peuvent laisser indifférent : nous savons qu’il y a dans l’inconscient collectif des amateurs d’art, quelque chose qui vibre à leur examen (Catalogue de l’exposition organisée par Madame Isabelle Reille en 2001 au Musée International de la Chasse – Château de Gien).
A ceux qui reprocheraient cette spécialisation, nous répondrons, reprenant ce qu’a écrit Claude d’Anthenaise : « Peu importe l’exiguïté de la discipline, pourvu qu’on y ait l’excellence ».
Avec le Salon des Artistes Animaliers, de Chasse et de la Nature, les Artistes animaliers et de chasse contemporains du XXIème siècle ont enfin un grand Salon à eux, avec leur public. Le Salon doit contribuer à permettre à plusieurs d’entre eux d’entrer dans l’histoire de l’art, à l’instar des Barye, de Dreux, Desportes, Gélibert, Mène, Oudry, ou plus récemment, Princeteau, Condamy, Finot, de Penne, Poret, Reboussin, Reille, Rötig… en montrant leur talent et en participant à leur succès auprès des collectionneurs.

M. Christian de Longevialle, alors président de la Fondation de la Chasse et de la Nature (aujourd’hui Fondation François Sommer), décide de mettre gracieusement l’Hôtel de Guénégaud, siège de la Fondation et du Club de la Chasse et de la Nature, à la disposition des organisateurs du Salon et des Artistes, afin de favoriser la réussite de l’initiative. M. Philippe Dulac, son successeur, soutiendra et participera activement au Salon, en tant que Président du Comité de sélection et Président du Jury. D’autres organisations, associations et médias rejoignent rapidement le cercle des partenaires du Salon, venant renforcer des fondations déjà solides ainsi qu’un mécénat appréciable. En 2011, le Salon a présenté 29 artistes sélectionnés par un Comité indépendant et a attiré près de 3.000 visiteurs à la Maison de la Chasse et de la Nature. Une trentaine de partenaires : médias, institutionnels et quelques sociétés ont aidé au financement du Salon en tant que Mécènes/Sponsors. Le 15 décembre 2011, le président Valéry Giscard d’Estaing a présidé la soirée de gala et remis les médailles du salon aux 6 artistes lauréats.

DEPUIS 2012 LE SALON SE DEROULE A L’HIPPODROME D’AUTEUIL (PARIS 16)

En 2012, victime de son succès, le Salon déménage dans l’Ouest de Paris, pour l’Hippodrome d’Auteuil, dans un espace facile d’accès et beaucoup plus grand, ce qui permet d’accueillir chaque année une sélection d’une cinquantaine d’Artistes, et plus ou moins 4.000 visiteurs selon les années.

Animal Art Paris est désormais installé à l’Hippodrome d’Auteuil « comme le Salon des Artistes Français au Grand Palais »

L’Avant-Première et le Vernissage attirent la crème des amateurs et collectionneurs et nombreux sont celles et ceux qui attendent chaque année l’exposition avec impatience.

Le niveau de qualité du Salon progresse d’année en année, de nombreux Artistes et visiteurs sont donc très fidèles à l’événement. Les Artistes démontrent une forte capacité à se renouveler (sujets, techniques…) et une véritable émulation entre eux encourage le travail et la créativité.